Quand ça déchire !

Publié le 16 février 2026 à 11:42

Allé, aujourd’hui je veux vous parler d’un sujet qui pique XD : la déchirure ! 

 

Hé oui, parmi les nombreux désagréments d’un accouchement, il peut y avoir une déchirure des tissus au niveau des muqueuses du vagin et de la vulve. Alors attention, je ne parlerai pas ici des grosses déchirures qui vont jusqu’à créer une ouverture entre le vagin et l’anus, hein, là, il y a un vrai besoin chirurgical !

Moi, je parle plutôt de quand ça a un peu trop forcé sur les tissus et qu’il y a eu un petit "crack", généralement au passage de la tête de bébé, dans le jargon médical on va appeler ça une déchirure au premier ou au second degrés. 

 

Je vais vous parler de mon expérience surtout ! 

 

Mais avant ça, sachez qu’il y aurait des méthodes pour limiter les déchirures (aucune n’ayant réellement fait ses preuves, elles ne sont pas appliquées systématiquement) : 

On dit que le chaud éviterait les déchirures —> il parait donc qu’on pourrait appliquer une compresse ou un gant humide et chaud sur la zone située entre la vulve et l’anus pour éviter ou limiter le phénomène

On dit aussi que certaines Sage-Femmes ont l’habitude d’appliquer une très légère pression avec leur main toujours au même endroit. Ces sage-femmes font ce geste parce que, d’expérience, elles ont eu des bons résultats mais aucun milieu hospitalier n’utilise cette méthode systématiquement.

 

Bon, en parlant de milieu hospitalier, on redoute toute : l’épisiotomie ! Si si, vous savez, cette incision faite au scalpel (ou ciseau?) qui est sensée réduire le risque de déchirure et faciliter l’opération de couture qu’il y a à faire ensuite… Apprenez que celle-ci est en nette diminution ! Ouf ! Dans les statistiques, en France, on était autour des 25% d’accouchement nécessitant une épisiotomie en 2010, pour seulement 8,3% en 2021.

Vous pouvez vous renseigner sur le taux d’épisiotomie de votre propre maternité, ça vous donnera des chiffres qui seront plus parlant que des chiffres au niveau national.

Bref, après une épisiotomie, l’obstétricien ou plus souvent la sage-femme vient recoudre, c’est la même chose après une déchirure. 

 

Et c’est là que je vous parle de mon expérience ;-) 

Pour ma première bébé, arrivée à terme +8, accouchement déclenché à l’ocytocine de synthèse, alors, certes, elle est arrivée en seulement 3 poussées dirigées mais : déchirure… Et comme j’ai pas trop réagis, puisqu’ensuite j’ai fait une hémorragie, tout le monde s’est affolé et l’obstétricienne a d'office recousu… Comment vous dire que j’ai eu mal à la déchirure pendant longtemps ! En post partum immédiat ça faisait mal dès que j’allais faire pipi —> les techniques de se pencher en avant ou de faire pipi en faisant couler de l’eau fonctionnent très bien ;-) Dès le retour de la maternité, j’ai demandé à enlever les points par ma sage-femme à domicile. 

 

Cette sage-femme là, qui fait des accouchements à domiciles depuis plusieurs années, elle a complètement arrêté les épisiotomie et elle a même arrêté de recoudre …

Hé oui, les plaies au niveau des muqueuses ont tendance à guérir relativement vite et sans trop de désagréments futurs si on les laisse tranquille : prenez l’exemple de quand on se mord l’intérieur de la joue, c’est très rapide à cicatriser.

 

Bref, deuxième bébé arrive seulement 15 mois après le premier. Il arrive 9 jours avant le terme, à la maison, là encore j’ai pas eu besoin de pousser beaucoup (cette fois-ci poussée naturelle) pour qu’il arrive mais encore : déchirure... Je l’ai su parce que j’ai fait une rétention placentaire avec hémorragie, qui m’a vallu un allé simple vers le CHU le plus proche et dans une lueur de bon sens, au moment d’entrer au bloc pour la révision utérine j’ai demandé : Est-ce que, si j’ai une déchirure seulement du 1er ou du 2nd degré, ce serait possible de ne pas me recoudre s’il vous plait ?

 

Alors, cette simple question, a eu pour effet que tout le bloc me regarde avec des grands yeux et j’ai eu droit à une remarque désobligeante de la part de l’obstétricien, qui m’a fait réitéré ma demande, en lui disant bien : oui oui, faites votre travail, et recousez s’il y a besoin MAIS s’il s’agit d’une déchirure du premier ou second degré, j’aimerai ne pas être recousue s’il vous plait. 

Au réveil de l’anesthésie générale, l’infirmière (ou sage-femme?) de garde m’a précisé que l’obstétricien n’avait pas recousu, quand j’ai dit « merci infiniment », elle m’a rétorqué « vous ne remercirez pas plus tard ». Hé bien, voilà 7 mois que l’accouchement est passé et figurez-vous d’une chose : je remercie encore !!

 

Parce que, oui, il y a les désagréments d’une déchirure en post-partum immédiat, mais on parle moins des désagréments des points dans le post-partum tout court. Personnellement, suite au premier accouchement, il m’a fallu plus de 8 séances avec ma sage-femme en rééducation du périnée, des séances où elle ajoutait du massage de la cicatrice pour qu’enfin je ressente seulement une légère gène quand je faisais du sexe avec mon chéri… Une légère gène ! Qui n’est jamais partie... sauf : depuis le deuxième accouchement !!!!

 

Alors, on est d’accord, une déchirure, même non recousue, nécessite que la cicatrisation soit vérifiée ! Et cela nécessite aussi d’avoir une bonne hygiène en suite de couches. On peut d’ailleurs utiliser des compresses de teinture mère (diluée !!) de Calendula à appliquer sur la zone ou des serviettes imbibées d’Aloé Véra mise au congélateur ;-)

 

Bref, je remercie ma deuxième déchirure de m’avoir permise de retrouvée des sensations agréables pendant mes rapports avec mon amoureux !

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